Les règles d’or de la création de logo en usage chez l’un-faux-graphiste
19 10 2009Catégorie : Graphisme, Rebonds
Tags: Charte Graphique, création de logo, pantone, perverted crowdsourcing
Ca devait bien finir par arriver. J’en ai vu un vrai que j’ai eu le loisir de découvrir sous toutes les coutures.
Mais de quoi qu’elle parle la Violette ? D’un logo qu’un entepreneur a commandé chez un site de perverted crowdsourcing. C’est à dire une mise en compétition d’environ 3 milliards de graphistes pour la création d’un logo pour une rémunération dérisoire du « gagnant », les participants ayant participé donc à la compétition uniquement pour la gloire et le plaisir du travail bien fait.
Après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, vu le rattrapage à faire (et le client qui lui ne voit pas pourquoi son logo est tout pourri), voici quelques règles de création de logos qu’il est indispensable de rappeler.
Règle #1 : moins c’est lisible mieux c’est. En tout petit le logo illisible sera. Comme si le client avait besoin de son logo en petite taille, par exemple, pour une carte de visite, qui comme chacun le sait, est totalement inutile.
Règle #2 : Ni l’approche, ni le crénage, ni les échelles n’utilisera, à la main les transformations tu feras. Comme si tout graphiste devait maîtriser Illustrator, n’importe quoi. On peut tout faire avec Photoshop. D’ailleurs moi je fais tout avec.
Règle #3 : Utiliser les typos proposées de base dans les packs Adobe comme la Bauhaus et la déformer transformer (cf règle #2) pour faire style.
Règle #4 : Ne pas travailler sous un logiciel vectoriel. On peut tout faire avec Photoshop. Si le client veut un format vectoriel, on enregistre le PSD sous EPS, comme un vrai pro quoi.
Règle #5 : Si je travaille sous Illustrator, j’évite d’utiliser les Pathfinder. Moi j’aime la création brute de brute et puis ce truc la, Pathfinder, j’en vois pas l’utilité. Si je veux cacher un élément, je mets un rectangle blanc devant, faut pas s’prendre la tête.
Règle #6 : Aucune charte au client ne livrera. Et puis quoi encore à 100 euros le logo faut pas pousser mémé.
Règle #7 : Evidemment je ne vectorise pas les polices, ni n’indiquer quelle police j’ai utilisé. Non mais. Je ne vais pas non plus aider les autres graphistes quand ils vont reprendre le logo (cf règle #6). Ils ont qu’à faire comme moi, la trouver sur internet et l’installer. Hein, des droits ? Faut payer pour utiliser les polices ? C’est nouveau ça ?
Règle #8 : En RVB uniquement tu travailleras. Aucune équivalence CMJN ou Pantone ne fera. Panquoi ? ?
Règle #9 : En RVB et dégradé le logo uniquement existera. N’importe quoi un logo en noir blanc, le client il va s’en servir pourquoi, envoyer des fax ? Nan nan moi je fais dans l’web 2.0, ca déchire trop.
Règle #10 : Aucune recherche ne fera. On reste dans le sens 1er du logo, on ne cherche pas à s’éloigner du sens commun. Et bien évidemment, on ne fait aucun jeu typographique.
Règle #10 : Pollution visuelle tu ajouteras. Parce que faire simple c’est trop complexe.
Hou, mais c’est qu’on nous l’a énervé la Violette !
:-)
Heu, juste pour voir, il est comment ce logo sur lequel tout les designers de la terre du monde entier ont planchés ?
En PV si tu préfères…
Bonne journée !
Règle #11 : agrandir un fichier de 200*200 pour faire un fond en 800*600 en 72dpi ^^