U2 : Letters become words, become sentences, become lies.
10 07 2005Catégorie : Tranche de vie
Le plus grand groupe du monde. L’un des plus marketico-écolo-éthique aussi.
Mais que j’écoute depuis que je suis gamine… Et puis le geek de moi nous a fait un joli cadeau pour mon anniversaire : 2 places pour le concert du 9 juillet au Stade de la France. Cool, c’est encore mieux qu’une bague, qu’un autre iPod, qu’un nouveau kikinou.
Le stade de France c’est grand. Même que quand tu es près de la scène, tu es loin.
Pas loin de 80 000 personnes : on se sent un peu isolé avec son individualité. Tous âges, des jeunes, des cinquantaines arborant fièrement leur t-shirts d’un concert de 1987 à Vincennes, des familles de trentenaires avec les enfants qui assistent certainement à leur premier concert de rock. Un public plutôt tranquillou qui a « grandi » avec le groupe.
On attend, on s’assoit. La première partie arrive vers 18 heures. Starsailors qu’ils s’appellent. Un son pourri crachant et hurlant pas bien réglé et une prestation scénique qui ne m’ont pas convaincu.
L’autre partie plus sympa, les Snow Patrol plus pros. Rock rageur alternatif avec des guitares bien éguisées. Et un son meilleur que le groupe nul d’avant. Du bon gros rock quoi. Détail amusant le chanteur avait le sourire jusqu’aux oreillles quand il chantait. L’était content de jouer. Pour une fois qu’une première partie réserve une bonne surprise.
Et ensuite the U2 show !
… à l’américaine. Ca démarre fort avec Vertigo, la seule véritable chanson « scénique » de How to dismantle, pas mal de reprises de l’album précédent puis surtout quelques vieilles tounes : New Year’s Day, Where The Streets Have No Name, Sunday Bloody Sunday (d’actualité d’ailleurs), Pride (In The Name Of Love)… quelques une plus récentes, One, The Fly, Zooropa. Bref on ne s’ennuie pas et on ne s’en lasse pas.
La scène était intéressante, pas mal de jeux typographiques avec les mots, les symboles où le groupe faisant passer des messages politico-écolo-éthiques : un long layus sur les causes défendues par U2, quelques leçons de savoir consommer intelligent (l’achat éthique ou équitable). Un numéro SMS à envoyer pour contribuer à l’aide aux pays africains…
Cependant niveau son, je m’attendais à mieux. Je ne sais pas si c’est l’infrastructure du Stade, les places où nous étions, les ingénieurs du son, mais il y avait un écho court et on distinguait mal les différents instruments. Un peu déçue aussi par la voix de Bono, qui sonnait cassé, rayée, loin des prestations vocales des albums.
Mais je vois mal U2 faire des petites salles comme l’Elysées Montmartre où l’accoustique est excellente. Niveau show, je me suis mis plein les mirettes, niveau son… déçue. Ma référence reste le dernier concert de Radiohead à Bercy avec un son d’une clarté indéscente et une prestation scénique du plus hat niveau.
Mais U2 c’est quand même le plus grand groupe de rock du monde.
